La célèbre team brésilienne des Fighting Nerds traverse une mauvaise passe. Plusieurs de ses figures ont mordu la poussière pour la première fois à l’UFC, exposant des manques que Kamaru Usman, ancien champion welterweight et référence mondiale en lutte, n’a pas manqué de relever. Dans son podcast Pound 4 Pound avec Henry Cejudo, le « Nigerian Nightmare » a livré une analyse tranchante : pour franchir un cap, la clé se trouve au sol.
Une série de revers qui pose question
Carlos Prates a chuté face à Ian Machado Garry, traîné au sol et contrôlé à plusieurs reprises. À Paris, Caio Borralho a échoué sur ses cinq tentatives de takedown contre Nassourdine Imavov. Mauricio Ruffy a été submergé par Benoît Saint Denis, puni dès que le combat a basculé au sol. Et Jean Silva, dominé par Diego Lopes, a fini par encaisser un TKO au deuxième round lors de la Noche UFC. Une constante se dessine : dès que l’adversité impose la lutte, la team se fragilise.
Le diagnostic d’Usman : « Recruter un vrai coach de lutte »
Usman pointe un axe clair d’amélioration : structurer un socle lutte plus solide. Selon lui, un background en grappling aurait pu permettre à Borralho de mieux convertir ses entrées, et à Prates de casser le rythme de Garry. Il cite l’exemple de sa propre équipe, où la présence de techniciens dédiés comme Greg Jones, Kenny Monday ou Mike van Arsdale a façonné une culture de la lutte, indispensable pour dicter les termes d’un combat et inverser les dynamiques quand le striking ne suffit plus.
« Ils ont une équipe incroyable… mais ils bénéficieraient clairement d’un coach en lutte. Notre fondation, c’était la lutte. C’est exactement ce que les Fighting Nerds devraient faire : recruter un bon coach en lutte. »
Des motifs d’espoir et la voie à suivre
Tout n’est pas sombre pour autant. Carlos Prates a déjà rebondi en s’imposant par KO au premier round face à Geoff Neal à l’UFC 319, preuve que le talent debout est bien réel au sein de la team. Mais pour sécuriser des victoires face à l’élite, le message d’Usman est limpide : muscler la lutte, soigner les transitions, apprendre à scorer — ou à neutraliser — au bon moment. C’est ce verrou, plus que le striking, qui semble conditionner le prochain palier.
À l’heure où le moindre détail peut faire basculer un combat de haut niveau, l’ajout d’un coach spécialisé et la mise en place d’un « game plan » centré sur la lutte pourraient changer la donne. La balle est désormais dans le camp des Fighting Nerds.
