Victorieux par décision unanime face à Robert Ruchala lors d’UFC Paris 4, William Gomis a offert une belle prestation au public de l’Accor Arena. Mais dans l’ombre, le combat a failli ne jamais avoir lieu. Son coach, Nicolas Ott, révèle les coulisses : une blessure au dos, survenue à deux semaines de l’échéance, a menacé le maintien du duel.
Une blessure au dos à quelques jours du combat
D’après Ott, Gomis s’est grièvement fait mal au dos, au point d’éprouver des difficultés à marcher. La décision d’annuler était sérieusement envisagée, afin de préserver la santé du combattant et d’éviter toute aggravation à l’approche de la pesée et du jour J.
Entre précautions médicales et cadre antidopage
Parmi les options thérapeutiques, l’infiltration a été écartée en raison des délais et des contraintes liées aux contrôles, au profit d’une approche par mésothérapie, jugée plus sûre sur le plan réglementaire. Moins puissante, cette alternative visait surtout à atténuer la douleur sans prendre de risque inutile.
Une préparation entièrement réajustée
- Reprise progressive avec sparrings allégés, peu de lutte et un volume maîtrisé.
- Accent mis sur le shadow, la mobilité et la gestion du poids.
- Évolution jour après jour pour valider la tenue du combat en toute responsabilité.
Samedi, au rendez-vous, Gomis a livré un combat sérieux pour s’imposer malgré une préparation largement perturbée. Cette victoire acquise dans l’adversité envoie un message fort à la division featherweight : même diminué, le Français sait trouver les ressources pour performer.
